Pensées et réflexions perso

Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 08:46

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L’existence est  faite de solitude,

 il n’y a pas d’existence sans solitude,

cela n’existe pas.

Tout simplement

parce que la solitude nous est nécessaire.

C’est la rencontre avec soi même,

la rencontre avec les énergies que l’on porte.

 

Je remercie la Vie

de m’avoir permis d’apprivoiser ma solitude.

Une vie sans solitude est une vie morte,

sans prise de conscience

sur ce que nous sommes en vérité.

 

Bien sûr, ce face à face avec soi même

est  terriblement éprouvant,

 il faut l’accepter,

s’y adapter

 et finalement s’y complaire.

 

On ne peut qu’observer  

que pour combler l’absence de l’être intérieur

il a été proposé à l’Humanité

tout un tas de savoir faire,

de technologies,

dont le seul but était de l’empêcher de s’intérioriser

pour  l’asservir encore plus.

 

 Et comme la majorité d’entre nous

a choisi la voie de l’ignorance,

 il a été fait selon cette vibration

et nous allons très prochainement en payer le prix fort.

 

Ce qui arrive à grand pas

n’est pas une punition,

c’est une mise au clair,

une purification des énergies obscures

qu’inconsciemment 

nous avons entretenues

en ne pensant qu’à notre bien-être extérieur,

à notre confort,

à satisfaire toujours plus vite

nos petits besoins égoïstes.

 

Il est encore temps d’aller au fond de soi

pour se découvrir.

Il est encore temps de profiter de la solitude

et du temps d’intériorisation qu’elle permet

afin de se structurer intérieurement

et extérieurement.

Pourquoi ? Me direz-vous.

Mais…

 pour survivre aux "odeurs pestilentielles"  

du "vase de Pandore"

qui est en train de s’ouvrir ! 

 

 

 

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 09:26

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Ce matin, encore, merveille des merveilles, je m’éveille dans une quiétude intérieure, sans rides, ni vagues, une quiétude immobile qui reflète simplement tout ce qui est, comme la surface d'un étang un jour sans vent.

J’ai vraiment  travaillé dur pour essayer de trouver cet état d’être, dans lequel  le mental ne vient plus faire son show.

J'ai investi temps et énergie à lire les plus grands sages, à essayer de mettre en pratique leurs enseignements, à méditer, à visualiser, à observer.

J’ai vidé, chassé, nettoyé, pensées anxieuses et sentiments inconfortables, idées rigides et croyances inconscientes, jugements acerbes et conditionnements non repérés.

J’ai pris conscience aussi de mes nobles idéaux et  aspirations spirituelles, de ce vrai désir de me réveiller.

Alors j’ai mis de l’ordre dans ma maison intérieure, du mieux que j’ai pu afin de trouver  de l’espace, de la simplicité, de la quiétude, de la confiance et … de la joie…

Et régulièrement quelques saletés bien cachées, bien tapies émergeaient  pour révéler que l'immobilité n'était pas là.

Seule l'illusion instable de l'immobilité était là.

C’est alors que  je me suis donné la permission d’être tout simplement, comme peut l’être une maison… en désordre ou bien rangée…  bruyante ou silencieuse… triste  ou joyeuse.

Je me suis  arrêtée  de  "travailler" car je me suis rendue  compte que cette maison que je cherchais à embellir, un jour pouvait  brûler ou être démolie et qu’aucune rénovation ne compterait. Le manoir bien construit d'un ego n'est pas plus vrai que celui d’un bidonville.
Ce qui a passablement  effrayé le rénovateur de maison en moi,  mon ego occupé à aimer son domicile.

Et croyez-moi, lorsque cette vérité s’est mise à vivre en moi, les cendres de qui-je-pensais-que-j’-étais se sont envolées.


Ce qui s’est manifesté ?

Un soulagement sans bornes, c’est tellement plus simple de lâcher-prise, d’être, de juste être, d’accepter ce qui est, de ne plus se contraindre, d’observer et de sourire avec beaucoup d’indulgence et d’humilité et de confiance, d’oser être en colère, ou triste, ou énervée et d’apprécier quand c’est la joie ou la paix qui s’installe….

J’y ai trouvé une liberté qui me permet d’atteindre des hauteurs ou des profondeurs infinies, une vérité non construite, non surfaite, une immensité sans murs.

Je suis devenue une sans-abri, sans l’abri  de mes désirs ou de ma volonté qui ne me donnent que l’illusion d’exister.

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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 13:42

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C’est tellement bon "d’être là"

dans les gestes les plus banals de la vie.

Je tourne la clé dans la serrure,

cela fait le petit bruit attendu :

je suis là.

Je regarde le ciel bleu, magnifique :

je suis là.

Je m’étire et je baille :

je suis ici.

Je m’installe pour parfaire ma dernière sculpture en cours :

je suis ici, maintenant.

Quelque chose pourrait-il m’empêcher d’en être consciente ?

Finalement, si la sensation est là,

moi aussi, je dois être là !

Cette étoile de conscience,

consciente d’elle-même,

est mon unique Moi.

J’existe ici,

je n’existe qu’ici,

et le reste de moi-même,

par lequel j’avais l’illusion d’être présente,

est une aventure qui ne me concerne nullement.

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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 14:38

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J’étais assise sur un tronc couché sur le sol,

et soudain, je t’ai vue, toi, là, devant mes yeux,

toi, petite plume, très blanche et légère comme une ange,

tu flottais,

l’air était si doux et si tranquille.

Que dis-je, tu flottais ?

Tu dansais

sur une musique silencieuse et chaude,

la même qui entrait dans mon nez et ma bouche,

et qui m’emplissait de paix.

J’étais là, je te regardais.

Tes pas de danse semblaient libres de toute contrainte.

Et je me sentis aspirer,

oui, aspirer vers le haut, vers toi,

et je me sentis légère comme toi,

et je me sentis danser comme toi.

L’air nous enveloppait et nous portait dans les mêmes rythmes,

ou peut-être était-ce cette lumière,

ces rais droits comme des flèches de soleil

que laissaient passer les branches et les feuilles des grands arbres.

Ces rais, aussi droits que des traits tracés à la règle n’étaient pas continus.

Il me semblait voir les milliards de petits points,

petites étoiles, qui les composaient.

Tu sinuais entre eux, sans te presser,

rien ne te pressait.

Sur les cordes d’une harpe de lumière tu dessinais la vie

et je ne te lâchais pas des yeux.

Tu dessinais la vie et cela me parlait,

j’ignore par quel phénomène,

mais je t’entendais me parler.

Ou peut-être était-ce un ensemble,

Toi, plume d’ange,

l’air chaud de l’été,

le soleil au travers du tamis des feuilles,

les particules de poussière qui t’accompagnaient dans ta danse,

tel un orchestre géant.

C’était un ensemble,

si grand qu’il était vain de chercher à en faire l’inventaire,

c’était un ensemble

et j’en faisais partie,

tant de choses en deçà ou au-delà dansaient avec nous.

Grâce à toi, petite plume d’ange, je me suis sentie

dans le plus grand orchestre du monde,

l’orchestre de la Vie,

celui qui joue une symphonie éternelle,

anime ce qui est inerte,

et réveille ce qui voulait dormir.

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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 09:56

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Un jour,

Hors de ce cocon de chair,

Je me dresserai tel un oiseau d’or aux ailes silencieuses

aussi gracieux que la fumée d’une flamme éteinte.

Je ne rêverai plus d’endroits cachés,

gardés secrets dans une interstice céleste

où les pieds ne laissent aucune trace.

Un jour,

Je marcherai dans le jardin,

main dans la main

avec ma création,  mon créateur.

Nous nous toucherons

délicatement

comme des amants.

Nous nous étendrons côte à côte

Jusqu’à l’éveil en l’Un,

Un jour,

J’isolerai cette partie de moi

Souvent trop présente.

Je danserai avec elle

comme le reflet de la lune sur l’eau.

Je la tiendrai sur moi en une étreinte durable.

Modèle de perfection

dans l’hymne du Gardien.

Un jour,

je me recroquevillerai en moi-même

Quelle magie !

Gloire à la convoitise de l’inconnu !

Que Celui Qui Est,

tentant d’atteindre le Soi

rêvant de lui-même,

éveillé et endormi.

attendant l’autre,

puisse se fondre à nouveau dans l’Unique !

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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 11:03

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Un être humain qui s’éteint,
ce n’est pas un mortel qui finit,
c’est un immortel qui commence.
La tombe est un berceau.

Mourir au monde
c'est naître à l'éternité.
Et le dernier soir de notre vie temporelle
est le nouveau matin de notre vie éternelle.

La mort, ce n’est pas une chute dans le noir,
c’est une montée dans la lumière.
Quand on a la vie, ce ne peut être que pour toujours.
La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas.

La seule chose qui puisse justifier la mort…
C’est l’immortalité.

 

Mourir, au fond,

c’est peut-être aussi beau que de naître.
Le soleil couchant n’est-il pas

aussi enivrant que le soleil levant ?

Quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles,
et de passer de l'autre côté du mystère,
je vibrerai de tout mon être

Animée par une curiosité sans bornes
Avec l’espoir de savoir, enfin.

Sans l'espérance,

la mort n'a plus de sens,
comme la vie d’ailleurs !

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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 09:01

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Photocopie d'une icône faite par mon neveu Pierre, moine au Foyer Marie-Jean

 

Si souvent, nous oublions
De prendre le temps de dire
Ce qui se cache vraiment au creux de notre cœur.
Jusqu'au moment où il est trop tard,
Et l’on regrette de n'avoir pas su dire l’important.

Aujourd’hui c’est ton anniversaire,

Maman,

Et si tu étais encore là,

Tu aurais 104 ans.

Je profite de ce jour
Pour te dire ceci.


Lorsque j'étais enfant,
Il y avait tant de choses
Que je ne savais comprendre.
Le travail journalier, répétitif, que tu devais faire,
Et combien tu as dû te sacrifier
Pour notre famille, si nombreuse !

Tu ne pensais qu’à nous.


Tu avais tes propres rêves,
Que tu aurais sûrement voulu poursuivre.

 

A quinze ans

Tu écrivais un texte magnifique

« Dieu - Musique »…

 

Dieu… tu l’as vécu

A travers ta foi

Et ton dévouement,

Constamment en lien avec la Vierge Marie.


 

La musique… Le piano…

Avec un cœur débordant d’amour

Pour tous ces êtres que

Ton Dieu t’avait confiés, 

Tu as accepté de l’abandonner.


Tu as eu ton lot de frustrations
Et des moments de désespoir.
Seulement, et malgré cela,
Tu ne nous as jamais moins donné
Que ton meilleur,
Sans rien laisser paraître.

 

Toute ta vie, jour après jour,

Etait consacrée à veiller sur nous,
À t'inquiéter pour nous,

Et à nous aimer
Sans jamais rien attendre en retour.

 

Pour ce que tu as été,

Pour l’exemple que tu nous as donné,

Pour le témoignage de cette foi exceptionnelle

Qui t’animait et te soutenait constamment,

Pour ton acceptation inconditionnelle de la Vie,

Du fond de mon cœur,

Aujourd’hui,

Je peux te dire

Maman, merci.

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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 16:32

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Dès que l’on émet un souhait ou une intention,

un mouvement subtil est enclenché.

Chaque souhait est une graine qui commence à s'ouvrir pour prendre racine. 

Je fais référence à ces envies qui naissent continuellement en nous,

sans même que l’on ait à y penser.

Lorsqu’on se sent las et démotivé, par exemple,

on souhaite immédiatement être joyeux et passionné.

Lorsqu’on manque de quelque chose,

on aspire naturellement à en avoir suffisamment.

Ces «poussées intérieures» sont la force

qui fait couler la rivière de notre vie… la rivière de LA vie.

Car ce n’est pas exclusif aux humains,

tous les organismes vivants évoluent ainsi.

La nature tend toujours vers le mieux ;

elle s’équilibre, elle grandit, elle se renouvelle, elle se guérit.

Les roches et les cristaux grandissent eux aussi au fil du temps,

même si c’est bien sûr à un rythme très, très lent!

Il y a constamment une «envie» de plus,

un mouvement d'expansion.

Et la même énergie qui amène les graines à germer

et les bourgeons à éclore chaque année

peut nous amener, nous aussi, à nous déployer.

C’est l’ordre naturel des choses,

nous sommes faits pour éclore,

nos souhaits sont faits pour devenir réalité.
Notre rôle n’est donc pas

de «demander» assidûment

et d‘exiger…

Notre rôle est plutôt de nous décrisper

et de permettre aux choses d’entrer,

de semer nos désirs dans une terre saine,

si vous préférez.

Notre rôle est d’oser embarquer sur la vague que nos souhaits ont créée.

Notre rôle est de devenir la «vraie» version de nous-mêmes,

celle qui se sait jolie comme une rose,

majestueuse comme un chêne,

puissante comme l’océan,

prête à bourgeonner abondamment

et digne des plus beaux diamants.

D’ailleurs, il est bon de savoir

que ces derniers grandissent aussi au fil du temps…  

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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 18:46

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Nous pouvons changer des choses importantes

dans notre manière de vivre et de consommer

en ne soutenant pas les escrocs de la malbouffe,

de la pollution, de l’exploitation et de l’esclavagisme.

Nous avons le choix de les cautionner

ou non

par nos actes d’achats.

Utiliser des produits qui ne polluent pas

et consommer du non industriel n’est pas forcément plus cher,

mais cela peut paraître compliqué de prime abord,

parce que cela ne fait pas partie de nos habitudes

et de notre éducation.

L’important n’est pas de faire peu ou beaucoup,

l’important est de faire ce que l’on peut,

puis de tenter de faire de mieux en mieux chaque jour,

petit à petit,

en acceptant l’imperfection

et en étant chaque jour plus conscient

de ce qui est nuisible pour nous et pour la planète.

De toute façon,

nous aurons beau brailler

autant que nous pourrons contre ceux qui nous dirigent,

ils ne feront rien pour changer les choses,

ils sont grassement payés pour supporter les critiques.

C’est à nous d’arrêter de les cautionner,

c’est tout.

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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 12:17

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Nous sommes douloureusement incapables de faire perdurer le contentement.

Différentes écoles au cours des siècles ont trouvé diverses explications

à cette tare apparemment inhérente à l’homme.

Les taoïstes la nomment déséquilibre,

les bouddhistes ignorance,

l’islam blâme la détresse de l’homme dans une rébellion contre Dieu,

et la tradition judéo-chrétienne attribue toutes nos souffrances au péché originel.

Pour les freudiens,

 notre tristesse est le résultat inévitable du conflit

entre nos pulsions naturelles et les exigences de la civilisation.

Selon les yogis,

l’incomplétude de l’homme ressort simplement

d’une appréciation erronée de son identité.

Nous sommes malheureux

 parce que nous pensons n’être que de simples mortels,

seuls avec nos craintes, nos faiblesses, nos ressentiments.

Nous croyons, à tort,

que notre petit égo limité constitue à lui seul notre vraie nature.

Nous avons échoué à reconnaître notre caractère divin plus profond.

Nous ne réalisons pas que quelque part,

en nous tous, il existe bel et bien un moi suprême

qui est notre véritable identité, universelle et divine.

Tant que l’on n’aura pas pris conscience de cette vérité,

nous serons toujours aux prises avec le désespoir.

Notion que le philosophe Epictète a joliment exprimée

dans cette apostrophe exaspérée :

«  Tu portes Dieu en toi, pauvre loque, et tu l’ignores. »

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